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 | | From: | Jean-Pierre Lemaître | | Subject: | Enseignement des langues en Wallonie | | Date: | Fri, 14 Jan 2005 15:46:14 +0100 |
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 | Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet
Colloque
"L'enseignement des langues en Wallonie. Enjeux citoyens et chances pour l'avenir"
Les 10 et 11 février 2005 à Namur au Parlement wallon Rue Sainte-Anne, 1 L'apprentissage d'une langue est toujours un investissement difficile et lourd de conséquences, c'est pourquoi il s'agit d'opérer les bons choix. En vue de contribuer à une réflexion sereine sur la question, la Fondation wallonne se propose de réunir, d'une part, différents spécialistes (linguistes, socio-linguistes, sociologues, historiens, géographes, économistes) et, d'autre part, des acteurs de terrain et des citoyens engagés, non pas dans la perspective illusoire de les mettre d'accord, mais pour manifester la diversité des enjeux et établir des bilans aussi clairs que possible sur les avantages et les inconvénients des diverses solutions proposées. Pour étayer cette réflexion critique et éviter les simplismes, différents éclairages sont nécessaires : définir les enjeux citoyens d'abord. Une réflexion sur l'enseignement des langues en Wallonie est certes l'affaire conjointement du linguiste et du pédagogue, mais c'est d'abord une question citoyenne. En effet, une telle réflexion ne doit pas se situer uniquement sur le terrain de la didactique, du " comment " enseigner les langues, mais surtout du " pourquoi " : pourquoi enseigner les langues aux enfants de Wallonie, pourquoi privilégier ou déconseiller l'apprentissage de telle ou telle langue ? Plus fondamentalement encore, c'est une question de sens qui est posée : en encourageant l'enseignement des langues, quel type d'hommes et de femmes veut-on former et quel type de société veut-on promouvoir ? Quelles sont les priorités ? Une réflexion qui se veut pertinente sur l'enseignement des langues en Wallonie doit également s'enraciner dans une appréciation correcte des héritages historiques des populations concernées. La Wallonie a vécu pendant des siècles une situation de diglossie, caractérisée par l'emploi dans la sphère des rapports familiers d'une langue peu unifiée (le wallon ou les autres dialectes endogènes : picard, lorrain, dialectes franciques) à la quelle se superpose pour les communications officielles une langue de rayonnement supérieur, le français. Ces deux composantes linguistiques constituent toutes deux le bien propre des Wallons, car s'ils ont " créé " les premières, ils ont contribué depuis des siècles à l'élaboration et à l'illustration de la seconde. Comment, aujourd'hui, inventorier et porter ce double héritage ? Comment aussi intégrer et valoriser les héritages des populations récemment implantées en Wallonie ? Il importe également de procéder à une évaluation correcte de la situation présente et des possibilités actuelles de l'enseignement des langues en Wallonie, de faire en quelque sorte l'état des lieux, non seulement dans notre région, mais dans les régions et les pays voisins et même dans le monde. Un tel cadastre de l'apprentissage des langues doit s'opérer, lucidement, en tenant compte de diverses réalités actuelles : demandes des jeunes ; expériences pédagogiques en cours ; nécessité de quelles langues dans un État belge qui s'est réorganisé sur la base de l'autonomie culturelle, nécessité qui peut s'appréhender différemment pour la Région wallonne et la Région bruxelloise ; dispositifs légaux et moyens d'action des pouvoirs publics ; impératifs pédagogiques ; réalités du terrain scolaire ; discours idéologiques en faveur de telle ou telle langue ; besoins proclamés du marché par rapport aux besoins réels.
Renseignements et inscriptions Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet Verte Voie, 20 B-1348 Louvain-la-Neuve T. et F. 010/45 51 22 Mail: info @ fondationwallonne.org
Programme:
10 FEVRIER 2005 Matin 09h00 : Jean PIROTTE (président de la Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet, maître de recherches au FNRS, professeur à l'UCL), Leçon inaugurale 09h45 : Jean-Marie KLINKENBERG (professeur à l'ULG), Langue et citoyenneté 10h30 : Pause 11h00 : Luc COURTOIS (directeur des travaux, Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet, professeur à l'UCL), Les héritages de l'histoire 11h45 : Hugues DUMONT (professeur aux FUSL), Langues et législation
Après-midi 14h30 : Christiane BLONDIN (assistante de recherche à l'ULG), Les premiers pas dans l'apprentissage des langues modernes en Communauté française : aspects quantitatifs et pédagogiques 15h15 : Bernard HANIN (directeur de l'OFI, Région wallonne), Les langues de travail : réalités et besoins 16h00 : Pause 16h15 : Bruno MATHELART (directeur de la Cellule Europe au SeGEC), Neues Lernen ouS Apprendre avec bonheur ! 17h00 : Lucien PIERET (directeur d'école secondaire e.r.), L'apprentissages des langues vivantes 17h45 : Nadia ASSIMOPOULOS (présidente du Conseil supérieur québécois de la Langue française), Conclusions
18h30 : Remise des prix de mémoires et thèses 2004 de la Fondation
11 FEVRIER 2005 Matin 09h00 : Heinz BOUILLON (professeur à l'UCL, doyen de la Faculté de philosophie et lettres), L'apprentissage des langues : réalités et enjeux 09h45 : Véronique Amand (Service formation du Forem, Charleroi) et Michel Pierre (Service formation du Forem, Charleroi), Les besoins en langues en Wallonie : l'expérience du Forem 10h30 : Pause 11h00 : Jean-Luc FAUCONNIER (chargé de mission aux langues régionales de la Communauté française), La survie des langues régionales endogènes de Wallonie passe par l'enseignement et les médias 11h45 : Étienne BOURGEOIS (FOPA), Langues et analphabétisme
Après-midi 14h30 : Sylvia LUCCHINI (professeur à l'UCL et aux HEC Liège), Langues et immigration 15h15 : Roger POULAIN (inspecteur de langues à la Communauté française), La politique actuelle de Communauté française en matière de langues 16h00 : Pause 16h15 : Roland NYNS (directeur général d'OSITO e-learning, professeur à l'UMH), Enseignement des langues et nouvelles technologies 17h00 : Table ronde Animateur : Jean ROSOUX (journaliste à la RTBF Liège) Participants : Nadia ASSIMOPOULOS (présidente du Conseil supérieur québécois de la Langue française) * Jacques BENTHUYS (Comité d'action pour le libre choix des langues en Wallonie) * Luc COURTOIS (directeur des travaux à la Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet, professeur à UCL) * Roger POULAIN (inspecteur de langues à la Communauté française) * Jean-Marie KLINKENBERG (professeur à l'ULG) * Jacques DEMOLY : (chef d'Unité à la Direction générale de la Culture et des Médias de la Communauté européenne)* Caroline SAPPIA (chargée de projet à la Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet, assistante de recherches à l'UCL) 17h45 : Nadia ASSIMOPOULOS (présidente du Conseil supérieur québécois de la Langue française), Conclusions
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 | | From: | F ustigator | | Subject: | Re: Enseignement des langues en Wallonie | | Date: | Fri, 14 Jan 2005 22:15:29 +0100 |
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 | Vitae forma vocatur, lemaitre@econ.ucl.ac.be (Jean-Pierre Lemaître), die Fri, 14 Jan 2005 15:46:14 +0100, in littera in foro be.misc (et aliis) vere scripsit quod sequitur:
>Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet > >Colloque > >"L'enseignement des langues en Wallonie. >Enjeux citoyens et chances pour l'avenir" > >Les 10 et 11 février 2005 >à Namur >au Parlement wallon >Rue Sainte-Anne, 1 > >L'apprentissage d'une langue est toujours un >investissement difficile et lourd de >conséquences, c'est pourquoi il s'agit d'opérer >les bons choix. En vue de contribuer à une >réflexion sereine sur la question, la Fondation >wallonne se propose de réunir, d'une part, >différents spécialistes (linguistes, >socio-linguistes, sociologues, historiens, >géographes, économistes) et, d'autre part, des >acteurs de terrain et des citoyens engagés, non >pas dans la perspective illusoire de les mettre >d'accord, mais pour manifester la diversité des >enjeux et établir des bilans aussi clairs que >possible sur les avantages et les inconvénients >des diverses solutions proposées. >Pour étayer cette réflexion critique et éviter >les simplismes, différents éclairages sont >nécessaires : définir les enjeux citoyens >d'abord. Une réflexion sur l'enseignement des >langues en Wallonie est certes l'affaire >conjointement du linguiste et du pédagogue, mais >c'est d'abord une question citoyenne. En effet, >une telle réflexion ne doit pas se situer >uniquement sur le terrain de la didactique, du " >comment " enseigner les langues, mais surtout du >" pourquoi " : pourquoi enseigner les langues >aux enfants de Wallonie, pourquoi privilégier ou >déconseiller l'apprentissage de telle ou telle >langue ? Plus fondamentalement encore, c'est une >question de sens qui est posée : en encourageant >l'enseignement des langues, quel type d'hommes et >de femmes veut-on former et quel type de société >veut-on promouvoir ? Quelles sont les priorités >? >Une réflexion qui se veut pertinente sur >l'enseignement des langues en Wallonie doit >également s'enraciner dans une appréciation >correcte des héritages historiques des >populations concernées. La Wallonie a vécu >pendant des siècles une situation de diglossie, >caractérisée par l'emploi dans la sphère des >rapports familiers d'une langue peu unifiée (le >wallon ou les autres dialectes endogènes : >picard, lorrain, dialectes franciques) à la >quelle se superpose pour les communications >officielles une langue de rayonnement supérieur, >le français. Ces deux composantes linguistiques >constituent toutes deux le bien propre des >Wallons, car s'ils ont " créé " les premières, >ils ont contribué depuis des siècles à >l'élaboration et à l'illustration de la seconde. >Comment, aujourd'hui, inventorier et porter ce >double héritage ? Comment aussi intégrer et >valoriser les héritages des populations récemment >implantées en Wallonie ? >Il importe également de procéder à une évaluation >correcte de la situation présente et des >possibilités actuelles de l'enseignement des >langues en Wallonie, de faire en quelque sorte >l'état des lieux, non seulement dans notre >région, mais dans les régions et les pays voisins >et même dans le monde. Un tel cadastre de >l'apprentissage des langues doit s'opérer, >lucidement, en tenant compte de diverses réalités >actuelles : demandes des jeunes ; expériences >pédagogiques en cours ; nécessité de quelles >langues dans un État belge qui s'est réorganisé >sur la base de l'autonomie culturelle, nécessité >qui peut s'appréhender différemment pour la >Région wallonne et la Région bruxelloise ; >dispositifs légaux et moyens d'action des >pouvoirs publics ; impératifs pédagogiques ; >réalités du terrain scolaire ; discours >idéologiques en faveur de telle ou telle langue ; >besoins proclamés du marché par rapport aux >besoins réels. > >Renseignements et inscriptions >Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet >Verte Voie, 20 >B-1348 Louvain-la-Neuve >T. et F. 010/45 51 22 >Mail: info @ fondationwallonne.org > >Programme: > >10 FEVRIER 2005 >Matin >09h00 : Jean PIROTTE (président de la Fondation >wallonne P.-M. et J.-F. Humblet, maître de >recherches au FNRS, professeur à l'UCL), Leçon >inaugurale >09h45 : Jean-Marie KLINKENBERG (professeur à l'ULG), Langue et citoyenneté >10h30 : Pause >11h00 : Luc COURTOIS (directeur des travaux, >Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet, >professeur à l'UCL), Les héritages de l'histoire >11h45 : Hugues DUMONT (professeur aux FUSL), Langues et législation > >Après-midi >14h30 : Christiane BLONDIN (assistante de >recherche à l'ULG), Les premiers pas dans >l'apprentissage des langues modernes en >Communauté française : aspects quantitatifs et >pédagogiques >15h15 : Bernard HANIN (directeur de l'OFI, Région >wallonne), Les langues de travail : réalités et >besoins >16h00 : Pause >16h15 : Bruno MATHELART (directeur de la Cellule >Europe au SeGEC), Neues Lernen ouS Apprendre avec >bonheur ! >17h00 : Lucien PIERET (directeur d'école >secondaire e.r.), L'apprentissages des langues >vivantes >17h45 : Nadia ASSIMOPOULOS (présidente du Conseil >supérieur québécois de la Langue française), >Conclusions > >18h30 : Remise des prix de mémoires et thèses 2004 de la Fondation > >11 FEVRIER 2005 >Matin >09h00 : Heinz BOUILLON (professeur à l'UCL, doyen >de la Faculté de philosophie et lettres), >L'apprentissage des langues : réalités et enjeux >09h45 : Véronique Amand (Service formation du >Forem, Charleroi) et Michel Pierre (Service >formation du Forem, Charleroi), Les besoins en >langues en Wallonie : l'expérience du Forem >10h30 : Pause >11h00 : Jean-Luc FAUCONNIER (chargé de mission >aux langues régionales de la Communauté >française), La survie des langues régionales >endogènes de Wallonie passe par l'enseignement et >les médias >11h45 : Étienne BOURGEOIS (FOPA), Langues et analphabétisme > >Après-midi >14h30 : Sylvia LUCCHINI (professeur à l'UCL et >aux HEC Liège), Langues et immigration >15h15 : Roger POULAIN (inspecteur de langues à la >Communauté française), La politique actuelle de >Communauté française en matière de langues >16h00 : Pause >16h15 : Roland NYNS (directeur général d'OSITO >e-learning, professeur à l'UMH), Enseignement des >langues et nouvelles technologies >17h00 : Table ronde >Animateur : Jean ROSOUX (journaliste à la RTBF Liège) >Participants : Nadia ASSIMOPOULOS (présidente du >Conseil supérieur québécois de la Langue >française) * Jacques BENTHUYS (Comité d'action >pour le libre choix des langues en Wallonie) * >Luc COURTOIS (directeur des travaux à la >Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet, >professeur à UCL) * Roger POULAIN (inspecteur de >langues à la Communauté française) * Jean-Marie >KLINKENBERG (professeur à l'ULG) * Jacques DEMOLY >: (chef d'Unité à la Direction générale de la >Culture et des Médias de la Communauté >européenne)* Caroline SAPPIA (chargée de projet à >la Fondation wallonne P.-M. et J.-F. Humblet, >assistante de recherches à l'UCL) >17h45 : Nadia ASSIMOPOULOS (présidente du Conseil >supérieur québécois de la Langue française), >Conclusions
-- Fusti
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