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L'oubli de la chronologie

L'oubli de la chronologie  
Laurent Bert
 Re: L'oubli de la chronologie  
Fanfoué
 Re: L'oubli de la chronologie  
Laurent Bert
From:Laurent Bert
Subject:L'oubli de la chronologie
Date:18 Jan 2005 02:48:52 -0800
Par le Professeur David Ruzié

Malgré les espoirs mis en la personne du nouveau président de
l'Autorité palestinienne, avant son élection le 9 janvier dernier, les
lendemains de cette élection ne sont guère prometteurs.

Déjà certaines déclarations faites durant sa campagne électorale
avaient de quoi inquiéter.

Ainsi de sa promesse faite aux réfugiés palestiniens au Liban qu'ils
avaient un droit au retour….

Mais, il y a plus grave.

Car Mahmoud Abbas, certainement influencé par le compte rendu des
événements faits par les médias, notamment français, vient, certes de
condamner les violences des derniers jours, mais en précisant «
qu'elles soient le fait des forces d'occupation israéliennes ou de
réactions de certaines factions palestiniennes ».

Or, il faut être d'une parfaite mauvaise foi pour considérer que les «
militants » ou « activistes » (nous dirions plutôt les terroristes)
membres de certaines factions palestiniennes, quelles que soient leurs
appellations, ne font que « réagir » à des violences israéliennes
antérieures.

De fait, le déclenchement de la violence est bien imputable à la
partie palestinienne.

N'oublions pas que le déclenchement de la seconde Intifada, à
l'automne 2000, n'avait été précédée par aucune « violence »
israélienne.

Malgré le prétexte fourni par une visite d'Ariel Sharon sur le Mont du
Temple/Esplanade des Mosquées, en réalité les palestiniens
considéraient que le retrait volontaire des forces israéliennes du
sud-Liban au printemps précédent, constituait une victoire pour leur
cause et ils comptaient bien sur la lancée obtenir, également, le
départ d'Israël des Territoires.

Ce retrait avait été décidé parce qu'Israël estimait qu'il n'avait
plus d'intérêt à se maintenir au delà de la ligne de cessez-le-feu
avec le Liban, délimitée en 1949 (ce qu'il a été convenu d'appeler,
par la suite, la « ligne bleue », faisant pendant à la « Ligne verte »
entourant la Cisjordanie).

De la même façon, le gouvernement israélien a décidé en 2004 un
désengagement de la Bande de Gaza, eu égard, certainement, à la faible
population israélienne concernée (moins de 10000 personnes).

Mais au lieu d'accepter de bon cœur ce geste, les palestiniens ont
voulu rééditer, en quelque sorte, leur perception du retrait israélien
du sud-Liban, justifié également par les pertes subies par les soldats
israéliens, venant à l'appui de l'armée du sud-Liban, formée
d'éléments à la fois chrétiens et musulmans qu'Israël avait mis sur
pied pour contrôler cette zone.

Et les Palestiniens (nous ne tomberons pas dans le piège d'une
distinction artificielle entre de « gentils » responsables politiques
et des extrémistes de la base) ne cachent pas qu'ils considèrent déjà
que ce retrait est également une victoire qu'ils ont acquise par le
recours à la force.

D'ailleurs, non seulement ils s'en prennent aux habitants des
implantations israéliennes qui, à terme, devront quitter la Bande de
Gaza (comme d'autres Israéliens - ou peut-être les mêmes - ont du
évacuer le Sinaï en 1979) et aux soldats israéliens chargés d'assurer
la sécurité des implantations, mais ils dirigent également des tirs,
souvent mortels, contre des villages israéliens du Negev. ` Aussi,
tout naturellement le gouvernement israélien mène-t-il, depuis
plusieurs mois, une guerre aux terroristes qui s'abritent au sein de
la population civile, pour mieux mener leur action.

Il est, en effet, intolérable de penser que de violences en violences,
prenant les décisions israéliennes comme des aveux de faiblesse, les
palestiniens puissent caresser l'espoir de réaliser le projet des
fondateurs de l'Organisation de la Palestine, à avoir rejeter les
Juifs à la mer.

On ne peut que regretter d'ailleurs que certains « penseurs » qui,
pour une fois, ne font pas retomber toutes les fautes sur Israël, ne
s'en complaisent pas moins à commettre, eux aussi, des anachronismes.

A l'instar de cet universitaire que nous avons pris en flagrant délit
de « réécriture » de l'histoire (v. notre Point de vue du 19 novembre
2004), un spécialiste des relations internationales, François
Heisbourg, vient d'écrire dans un livre à paraître, et dont Le Figaro
du 17 janvier cite quelques extraits : « Israël est l'expression d'un
nationalisme militant (le sionisme) comme il en existe de nombreux
exemples de par le monde, y compris sous la forme du nationalisme
palestinien ».

Or l'idée d'un Etat juif remonte à la fin du XIXème siècle, alors que
l'émergence d'un « peuple palestinien » remonte à moins de 40 ans.

Il est regrettable que les médias (Le Point, en novembre, Le Figaro,
aujourd'hui) servent de vecteurs, sans contrepoids, à des affirmations
de nature à conforter les négateurs du droit à l'existence de l'Etat
d'Israël.
From:Fanfoué
Subject:Re: L'oubli de la chronologie
Date:Tue, 18 Jan 2005 13:07:55 +0100
Laurent Bert a écrit :
Couic
> Or l'idée d'un Etat juif remonte à la fin du XIXème siècle, alors que
> l'émergence d'un « peuple palestinien » remonte à moins de 40 ans.

Tu crois à la génération spontannée maintenant?
Ce peuple palestinien de "40 ans d'age", il sort d'un chapeau?
La bonne question serait plutôt: depuis combien de générations ces gents
là vivent en palestine, et ce ne sont sûrement pas des appatrides. C'est
toi qui reécrit l'histoire.

> Il est regrettable que les médias (Le Point, en novembre, Le Figaro,
> aujourd'hui) servent de vecteurs, sans contrepoids, à des affirmations
> de nature à conforter les négateurs du droit à l'existence de l'Etat
> d'Israël.
Je ne pense pas que cette liberté de la presse, qui te dérange, soit de
nature à nier le droit à israël d'exister.
On peut reconnaitre israël ET le droit aux palestiniens de construire
leur pays.
Seul les extrémistes religieux des deux communautés sont contre, et l'on
sais bien que ce n'est dans le chaos que l'extrémisme peut exister, il
leur est donc nécessaire de le créer, quitte à mentir sur la réalité des
faits.
F.C.
From:Laurent Bert
Subject:Re: L'oubli de la chronologie
Date:Tue, 18 Jan 2005 14:48:09 +0200
"Fanfoué" wrote in message
news:41ecfc1d$0$19408$8fcfb975@news.wanadoo.fr...
> Laurent Bert a écrit :
> Couic
> > Or l'idée d'un Etat juif remonte à la fin du XIXème siècle, alors que
> > l'émergence d'un « peuple palestinien » remonte à moins de 40 ans.
>
> Tu crois à la génération spontannée maintenant?
> Ce peuple palestinien de "40 ans d'age", il sort d'un chapeau?

Justement on te demande d'où il sort ?
Il n'existe aucune mention de ce peuple avant, c'est une création
auto-proclamée récente pour lutter contre Israël, en quelque sorte une
"génération spontanée".

> La bonne question serait plutôt: depuis combien de générations ces gents
> là vivent en palestine, et ce ne sont sûrement pas des appatrides. C'est
> toi qui reécrit l'histoire.

L'Histoire justement :
L'autorité de l'empire ottoman s'exerçait sur le sandjak de
Jérusalem et sur les willayets de Beyrouth et de Damas, qui
englobaient à la fois ce qui allait donner naissance, dans le cadre du
marchandage franco-britannique, d'une part au Liban et à la Syrie et
des portions de territoire, qui allaient constituer, d'autre part, la
« Palestine » (avant son partage effectué par la Grande-Bretagne).
Ils n'ont aucun particularisme (historique, culturel, religieux) par rapport
à la population
environnante que rien ne distinguait des habitants d'autres territoires du
Moyen Orient, relevant de l'empire ottoman.
Il y a eu afflux d'une population arabe, en provenance notamment de Syrie
et d'Arabie, qui contribua à gonfler la population musulmane de la
Palestine, de 1922 à 1948, cependant que la puissance mandataire
multipliait les verrous à l'immigration juive ?
Le soutien apporté à Hitler par le grand mufti de Jérusalem n'était
pas dicté par son désir de voir se créer un Etat arabe supplémentaire
dans la région, mais simplement par sa haine des Juifs.
Même en 1947, le rejet du plan de partage de la Palestine fut dicté
par le refus de la majorité musulmane, soutenue, par les Etats arabes
de la régions, de voir se constituer un Etat juif.
Et il fallut attendre 1964, seulement, pour que se constitue
effectivement une « Organisation de libération de la Palestine ».
Mais surtout, à aucun moment, entre 1948 et 1967 ne s'esquissa un
mouvement populaire en vue de constituer un Etat palestinien dans les
territoires relevant de l'Egypte (Bande de Gaza) et de la Jordanie
(Cisjordanie).

> > Il est regrettable que les médias (Le Point, en novembre, Le Figaro,
> > aujourd'hui) servent de vecteurs, sans contrepoids, à des affirmations
> > de nature à conforter les négateurs du droit à l'existence de l'Etat
> > d'Israël.
> Je ne pense pas que cette liberté de la presse, qui te dérange, soit de
> nature à nier le droit à israël d'exister.
> On peut reconnaitre israël ET le droit aux palestiniens de construire
> leur pays.
> Seul les extrémistes religieux des deux communautés sont contre, et l'on
> sais bien que ce n'est dans le chaos que l'extrémisme peut exister, il
> leur est donc nécessaire de le créer, quitte à mentir sur la réalité des
> faits.

C'est Sharon que tu traites d'extrêmiste religieux ?
   

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