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 | | From: | GP | | Subject: | Lettre a Bernard Descoteaux au sujet de son editorial du 2004/01/18 | | Date: | Tue, 18 Jan 2005 15:47:09 -0500 |
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 | L'éditorial:
http://www.ledevoir.com/2005/01/18/72777.html
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Vous écrivez:
«Les propos qu'on lui reproche, il ne les a tout simplement pas tenus. Cela doit être reconnu. »
(...)
«Le problème dans l'affaire Michaud n'est pas tant la question du droit de l'Assemblée nationale de blâmer ou pas un citoyen que la façon dont ce droit peut être exercé.»
Quant à moi, je pense que c'est aussi le droit de l'Assemblée nationale de juger les citoyens qui est en cause. Yves Michaud les aurait-il tenus, ces propos, que ce n'était pas à l'Assemblée nationale de le juger.
On tient mordicus à la séparation du judiciaire et du politique. De quel droit l'Assemblée nationale se transformerait-elle toute entière en tribunal, et qui plus est, un tribunal qui n'entend même pas les accusés? C'est aberrant!
Que, plutôt que de reconnaître ses torts, l'Assemble nationale force un homme d'un âge avancé à se rendre en cour en expérant qu'il meure avant de faire valoir NOS droits, cela dépasse l'entendement.
Le manque de franchise des gens qui nous dirigent -- car peuvent-ils faire autrement aujourd'hui que de reconnaître leur tort? -- me révulse et me les rend étrangers.
Gilles Pelletier
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