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Saviez-vous que... UKRAINE: La vraie fausse revolution orange

Saviez-vous que... UKRAINE: La vraie fausse revolution orange  
ACJ
 Re: Saviez-vous que... UKRAINE: La vraie fausse revolution orange  
F ustigator
From:ACJ
Subject:Saviez-vous que... UKRAINE: La vraie fausse revolution orange
Date:23 Jan 2005 14:49:08 -0000

Si la plupart des medias occidentaux ont présenté la “révolution orange”
comme un mouvement spontané pour la démocratie, en y regardant de plus
près on s’aperçoit que la spontanéité doit plus à la CIA qu’aux Ukrainiens

eux-mêmes et que la présence importante d’éléments fascistes dans ce
mouvement tempère singulièrement l’esprit démocratique !

La situation en Ukraine avant les evenements

C’est finalement le candidat soutenu par l’Union européenne et les Etats-
Unis qui est sorti vainqueur du “ troisième ” tour ukrainien. Il ne
pouvait en être autrement tant l’Occident a mis de forces et de dollars
dans le jeu pour s’assurer que le pays basculerait bien dans le camp euro-
atlantique. Pourtant la persistance d’un score important (43 %) pour le
candidat considéré comme “ prorusse ” montre bien que rien n’est réglé sur

le plan intérieur. Cette intervention directe des forces occidentales
soutenant la “ bonne Ukraine ” contre la “ mauvaise Ukraine ” pourrait
bien envenimer les relations entre les parties du pays au point de créer
les conditions d’une guerre civile, comme ce fut le cas dans l’ex-
Yougoslavie. Nous n’en sommes certes pas là, mais cette “ possibilité”
n’effraie nullement les Occidentaux dans la mesure où cela peut permettre
de cacher les enjeux réels de ce conflit : la bataille autour des
privatisations et son appropriation entre différentes fractions du
capital.
Quant à la grande masse des Ukrainiens elle n’a connu aucune amélioration
économique et sociale depuis l’indépendance intervenue en 1991. Une
indépendance d’ailleurs toute relative du fait de l’étroitesse des
relations économiques avec la Russie (1), due surtout aux besoins
énergétiques de l’Ukraine, et aux liens culturels séculaires qui les
unissent. Même si l’Ukraine n’a plus la même importance qu’aux Xe et XIe
siècles lorsqu’elle était le plus grand et le plus puissant pays d’Europe,

elle n’en reste pas moins une entité non négligeable, par sa taille (plus
grande que la France avec 48 millions d’habitants) et par sa situation
stratégique aux marches de l’Europe et de l’Asie, vissée au cœur de
l’influence russe.
Ces années de dépression économique, de baisse du niveau de vie, de
corruption généralisée ont eu raison de l’espoir suscité par la fin du “
communisme réel ”, et c’est un pays excédé par le régime plus
qu’autoritaire de Leonid Kuchma, président depuis 1994, qui caractérise
l’état d’esprit majoritaire de la population ukrainienne. Un président
Kuchma qui fut, il faut insister là-dessus, activement soutenu par les
Etats-Unis lors des élections précédentes, qu’il emporta avec 58 % des
voix contre 39 % à Symonenko — le candidat du parti communiste d’Ukraine
qui reste à ce jour la deuxième force parlementaire du pays et
certainement la première en nombre de militants. Mais Kuchma, qui a sans
doute cru qu’il suffisait d’envoyer en Irak de la chair à canon
ukrainienne pour rester dans les petits papiers de l’oncle Sam, est
maintenant lâché par ce dernier.
Qui sont les deux adversaires d’aujourd’hui ? Viktor Yanukowicz, soutenu
ouvertement par Poutine, est Premier ministre depuis novembre 2002 et
membre de “ Régions d’Ukraine ”, qui a obtenu 12 % des voix aux dernières
élections parlementaires. Il tire sa légitimité surtout des régions
industrielles de l’Est et du Sud, davantage peuplées de Russes.
Viktor Iouchtchenko, son challenger, mieux implanté dans l’Ouest, fief du
radicalisme nationaliste ukrainien, est membre de la coalition “ Notre
Ukraine ” (24 % des voix et 102 sièges au Parlement) ; il a remplacé
Kuchma dans le “ cœur ” américain, qui n’a pas d’amis mais seulement des
intérêts.
Si Iouchtchenko est sans doute moins impliqué personnellement que son
adversaire dans le système de corruption qui régit le pays depuis
l’indépendance, une partie de son entourage a été touchée — en particulier

Ioula Timochenko, opposée à tout compromis avec le régime en place,
appelée “ la Pasionaria ” par la presse occidentale ”, mais que les
Ukrainiens, plus réalistes et sans doute moins friands de clichés que les
journalistes, nomment tout simplement la “ princesse du gaz ” pour avoir
été impliquée dans des affaires de pots-de-vin lorsqu’elle dirigeait un
consortium ukrainien. Iouchtchenko n’est pas l’homme neuf qu’on veut bien
nous décrire : plus encore que Yanukowicz, c’est un pilier de
l’establishment politique qui fut Premier ministre, président de la Banque

nationale, et qui, avec d’autres anciens Premiers ministres et députés en
fonction, occupait des positions de pouvoir dans le régime qu’il critique
maintenant.

Après la révolution des roses en Géorgie, la révolution des marronniers en

Ukraine

Lorsque s’est déclenché le mouvement “ orange ”, nouvelle “ révolution de
velours ”, les médias occidentaux ont, comme en Géorgie et en Serbie
auparavant, parlé de mouvement spontané, de lame de fond, de grand
mouvement démocratique et d’émergence de la société civile sur la scène
politique. Qu’en fut-il réellement ?
Ce qu’on a pu voir à travers les images de la télévision pendant plus
d’une semaine donne une image très partielle de la réalité ukrainienne. La

plupart de ces images étaient tournées à Kiev sur la seule place de
l’Indépendance, et on y voyait des gens bien habillés, tels qu’on aurait
pu les rencontrer dans n’importe quel centre ville européen de l’Ouest.
Mais il faut savoir que depuis la fin du “ communisme ” les prix des
logements, libérés, ont grimpé dans le centre de Kiev comme dans d’autres
métropoles et que les plus pauvres en ont été de fait chassés. De plus,
c’est dans ce centre de Kiev que sont concentrées toutes les firmes
étrangères et les institutions bancaires d’Ukraine. Les salaires moyens y
sont par conséquent trois fois plus élevés que dans le reste du pays.
Cette “ foule ” urbaine, très “ classe moyenne ” est donc en fait peu
représentative de l’Ukraine paysanne et ouvrière du reste du pays (dans
lequel plus de 30 % de la population est considérée, selon les normes
capitalistes, en dessous du seuil de pauvreté). Ainsi, le discours
officiel entendu un peu partout parlant de “ lame de fond de la société
civile ” est pour le moins abusif (2).
En quelques jours s’est édifiée une véritable cité de toile en plein cœur
de Kiev, avec des blocs électrogènes et des cuisines de campagne
fonctionnant 24 heures sur 24 pour assurer la logistique du meeting
permanent. Des avions, trains et cars acheminaient des manifestants de
l’ouest du pays vers la capitale... Une spontanéité somme toute très
relative et des moyens importants très rapidement mis en œuvre.
Car ce mouvement, s’il n’aurait bien sûr pas pu se produire sans un
mécontentement très important, est né de l’exploitation de ce
mécontentement par des réseaux d’extrême droite et néo-libéraux formés et
contrôlés par les Etats-Unis.

Derrière la révolution “ orange ”... les Etats-Unis et Madeleine Albright

Plusieurs composantes constituent ce mouvement. Elles s’imbriquent les
unes dans les autres, et les ponts entre les associations diverses et
variées, les réseaux, les organisations non gouvernementales sont si
nombreux qu’il est difficile de tracer des frontières bien précises. Mais
on retrouve toujours, à un moment donné ou à un autre, des financements et

des conseillers occidentaux, et surtout, bien sûr, américains.
Parmi toutes les composantes, “ Pora ” (3) — “ C’est l’heure ” — a joué un

rôle particulièrement important. Organisation surtout étudiante, c’est
elle qui organisa les manifestations, les concerts, et qui forme le noyau
de l’équipe de Iouchtchenko. “ Pora ” à été construite par une coalition
de 300 organisations ukrainiennes dites “ non gouvernementales ”, appelée
“ Liberté de choix ”, et fondée en 1999 pour préparer les élections de
2004. Le but de “ Pora ” : “ Créer un vaste réseau de volontaires pour
mettre en application une campagne nationale d’information et d’éducation
visant à s’assurer que les citoyens aient droit de vote ”, et mener une
campagne de communication “ négative ” en dénonçant les dysfonctionnements

du régime en place (une autre organisation, “ Znayu ” — “ Je sais ” —
était, quant à elle, chargée de mener une campagne “ positive ” en
expliquant aux gens ce qui pouvait changer par les élections).
“ Liberté de choix ” est appuyée par les ambassades des Etats-Unis, du
Canada et de Grande-Bretagne, et ne s’en cache pas. Elle est soutenue par
Madeleine Albright du National Democratic Institute (NDI), par
l’International Renaissance Foundation (IRF), l’antenne ukrainienne de
Georges Soros, l’Eurasian Foundation financée à la fois par le
gouvernement US et Soros, la Banque mondiale, l’Organisation pour la
sécurité et la coopération en Europe, l’Agence pour le développement
international des Etats-Unis, la fondation Konrad Adenauer de la CDU
allemande, la Freedom House de l’ex-directeur de la CIA James Woolsey...
Rien que ça !
“ Pora ” se réfère explicitement aux activités des réseaux de volontaires
(“ Optor ” et “ Khmara ” — “ Assez ! ” —) qui ont permis respectivement de

renverser les présidents de Serbie en 2000 et en 2003, de Géorgie en 2003.

Nombre de ses leaders ont reçu une formation directement aux Etats-Unis
(par exemple, un séminaire de formation eut lieu le 9 mars dernier à
Washington). Mais ce sont les membres du mouvement serbe “ Optor ” qui ont

été les pivots formateurs de ces nouveaux réseaux, en Géorgie, en
Biélorussie, et maintenant en Ukraine. L’objectif, après avoir renversé
Milosevic, était d’exporter leur combat, officiellement au nom d’une
révolution “ non violente ”, ou “ de velours ”, comme on préfère. Cela a
marché en Géorgie où Chevardnarze a dû prendre la tengente, cela a échoué
en Biélorussie avec le mouvement “ Zubr ” — “ Le Taureau ” —, cela est en
passe de réussir en Ukraine.
Dans un rapport de la fondation Jamestown, on peut lire : “ “Optor” a
entraîné des membres du réseau “Pora” sous les auspices du programme
Citizen Participation in Elections in Ukraine (CPEU) dirigé par la Freedom

House, le NDI et l’IRF [précités] et financé par l’Agence pour le
développement international des Etats-Unis ”. A noter que dans le comité
exécutif de la fondation Jamestown on trouve le même Woolsey (ex-CIA) et.
.. Zbigniew Brzezinski.
Ce Brzezinski mérite un détour : ex-bras droit de Clinton, il se pose en
stratège de la désagrégation de l’ex-espace soviétique, du contrôle de
l’Union européenne, de la volonté d’endiguer tant la Chine que l’émergence

d’un islamisme “ modéré ”. On se rappelle qu’en 1995 il avait reconnu que
les commandos armés de la CIA avaient pénétré en 1980 en Afghanistan six
mois avant l’armée soviétique, et qu’ils avaient formé des “ islamistes
radicaux ” pour tuer en premier lieu les instituteurs et les médecins de
villages afghan, afin de laisser le champ libre aux mollahs (Interview
parue dans Le Nouvel Observateur).
Il n’est pas inutile de parler du programme de “ Pora ” et de Iouchtchenko

pour comprendre les raisons de ce qui s’apparente plus à une création ex
nihilo de la part des Américains qu’à un soutien à des forces
préexistantes.
“ Pora ” prône officiellement le néo-libéralisme et loue le bref passage
de Iouchtchenko comme Premier ministre, en ce qu’il “ a ouvert le pays aux

flux financiers étrangers et aux entreprises occidentales, et développé
ses liens de coopération euro-atlantiques ” (site informatique de “ Pora
”). Il a lancé un grand programme de privatisation et a multiplié les
contacts et les affaires avec la fraction anti-Poutine de l’oligarchie
russe, celle qui se réfère à un libéralisme absolu et refuse toute
ingérence de l’Etat sauf... pour maintenir le calme dans le pays. En
d’autres termes, la victoire de Iouchtchenko signifie une destruction
encore plus avancée des services et de la puissance publics, ainsi que le
démantèlement des grosses entreprises nationales issues du régime
communiste, offertes aux capitaux occidentaux, du moins pour les plus
rentables. Ce qui explique qu’une partie importante de la classe ouvrière
traditionnelle — encore très forte en Ukraine, surtout à l’Est —, a voté
pour Yanukowicz, ou plutôt contre Iouchtchenko. Ce qui explique aussi que
le parti communiste ukrainien a refusé d’appeler à voter au second tour
des élections.
Quant au “ Mouvement pour la démocratie ”, nombre de ses militants ont été

formés à la fois par le CPE (Center for Political Education) qui sert les
intérêts des “ jeunes entrepreneurs d’Ukraine ”, et par l’UCIPR (Centre
ukrainien pour une recherche politique indépendante) financée par les
gouvernements britannique et canadien.

L’extrême droite fasciste à l’affût

Mais le mouvement “ orange ” n’est pas composé que de “ Pora ”, dont les
frontières sont d’ailleurs floues et perméables. Il a aussi le soutien de
formations nationalistes d’extrême droite et néo-nazies d’Ukraine
occidentale. Par exemple l’organisation nationaliste UNA-UNSO, ouvertement

raciste et fasciste, et qui utilise le swastika stylisé. Son chef, Andrei
Shkil, parlait au nom de la coalition de Iouchtchenko en tant que membre
de sa fraction parlementaire. Et si un certain Oleg Tyagniboka a été
expulsé de la coalition pour avoir défendu des insurgés pro-nazis de WWII,

d’autres comme l’Organisation de nationalistes ukrainiens et le Congrès
des jeunes nationalistes, tout aussi antisémites et néo-nazis, n’ont pas
été inquiétés. La coalition “ Notre Ukraine ” de Iouchtchenko est alliée
au bloc “ Patrie ” (national-populiste) de Ioula Timochenko qui comprend
de nombreux et authentiques fascistes en son sein. Sans compter l’Eglise
uniate (gréco-catholique), déjà fortement compromise avec les nazis du
temps de la Seconde Guerre mondiale.

Cette extrême droite fasciste et antisémite (comme c’est le plus souvent
le cas en Ukraine) soutient Iouchtchenko, même si ce dernier garde
officiellement ses distances. On a vu réapparaître des croix gammées sur
les murs, ainsi que des “ Moskali-Kike ” — “ Moscoutaires juifs ”). La
synagogue de Kiev a été attaquée par des manifestants, et les
organisations juives ont décidé de fermer leurs locaux pendant une semaine

dans tout le pays. Des faits, heureusement encore isolés, mais qui
semblent avoir moins émus nos bonnes âmes hexagonales que les actes
antisémites commis en France (4).
C’est que les enjeux et les contextes ne sont pas les mêmes ! Nous avons
affaire ici, aux yeux du gouvernement américain, à une croisade antirusse
et anticommuniste, et donc antiterroriste. Et, tout comme après la
Première Guerre mondiale, c’est cet élément qui prime sur tous les autres,

y compris la lutte contre le fascisme : rappelons-nous que les USA
n’hésitèrent pas à intégrer d’anciens scientifiques et techniciens nazi
pour servir leur économie, à favoriser la fuite en Amérique latinede
centaines de SS qui furent le fer de lance des luttes anticommunistes.
Dans les Pays baltes comme en Ukraine, il existe chez les nationalistes
une tendance à minimiser l’engagement de leurs aînés “ collabos ”. Selon
la quasi-totalité des publications ukrainiennes récentes, c’est au seul
Staline qu’est attribuée l’accusation de collaboration avec le nazisme.
Les légions SS ukrainiennes (et baltes) ne seraient, en fait, montées au
front de l’Est que pour lutter contre la barbarie bolchéviste dans le
cadre de ce qui n’était qu’une “ guerre civile européenne ” (5). Exit
ainsi les responsabilités des Eglises (vaticane et uniate), des classes
politiques collabos, etc.) Cette thèse, tout à fait dans l’air de la
nouvelle Histoire chez nous aussi, depuis Furet et Courtois, aura
immanquablement comme effet de réhabiliter le fascisme en le réduisant à
sa partie la plus visible et la plus inattaquable (pour l’instant !) : la
shoah.

Les objectifs américains

Grosso modo, ce sont les suivants :
- Empêcher l’intégration économique Europe occidentale - Russie - Chine -
Japon ;
- Freiner la réémergence de la Russie sur la scène internationale ;
- Contrôler que l’acheminement du pétrole contourne bien la Russie…
... et plus particulièrement pour l’Ukraine, que le capital américain
puisse s’emparer des secteurs rentables et de pointe du pays.
Pour ce faire, plusieurs stratégies sont possibles :
L’une, avec Brzezinski (qui veut faire éclater la Russie, l’Azerbaïdjan et

l’Iran), Madeleine Allbright (véritable ambassadrice et organisatrice de
la “ subversion démocratique ” sur le terrain) et Condolezza Rice, prône
la nécessité d’affaiblir la Russie et voudrait se débarrasser de Poutine.
Mais d’un autre côté, l’administration Bush et Colin Powell sont plus
prudents et donnent la priorité au Proche-Orient. Ils considèrent qu’il ne

faut pas aller trop loin contre Poutine, dans la mesure où il peut encore
servir dans la “ lutte contre le terrorisme ”, et c’est ainsi, par
exemple, que les séparatistes tchétchènes sont, pour l’instant, sacrifiés
sur l’autel de de ce compromis.
Quoi qu’il en soit, dans un cas comme dans l’autre on trouve en arrière
fond de la politique américaine dans cette partie du monde la doctrine
élaborée par la National Endowment for Democraty (NED), créée par la CIA
après la défaite du Vietnam, selon laquelle mieux vaut déléguer à une “
organisation non gouvernementale ” les opérations décidées par la centrale

américaine. Et l’argent ne manque pas pour cela : selon ses propres
chiffres, la International Renaissance Foundation (IRF) a depuis 1990
fourni plus de 50 millions de dollars pour mettre sur pied diverses
organisations non gouvernementales ukrainiennes (depuis quelques années,
le rythme s’est sensiblement accéléré, atteignant plus de 5 millions de
dollars par an). A titre d’exemple, le noyau dirigeant de “ Pora ” reçoit
un salaire d’environ 2 000 dollars par mois venant des USA sous forme d’“
aide à la démocratie ”.

Une démocratie sur laquelle ses laudateurs s’asseoient dès que leur
intérêt le réclame : comme, par exemple, lorsque Iouchtchenko prête
serment sur la bible en s’autoproclamant vainqueur des élections ; seuls
191 députés s’étaient inscrits pour participer aux travaux du Parlement,
alors que le quorum requis pour l’adoption d’une motion est de 226 voix !
Cela s’apparentait à un coup d’Etat... démocratique.

Autre exemple, les sondages : ceux qui donnèrent Iouchtchenko vainqueur
immédiatement après la fermeture des bureaux de vote du premier second
tour avaient été réalisés par la Fondation d’initiative démocratique et
par le Centre de Razumkov, financés par la même IRF... Donc, ceux qui ont
organisé les sondages comme ceux qui étaient chargés de surveiller ces
élections en qualité d’observateur étaient tous subventionnés par des
forces qui, elles-mêmes; avaient subventionné et soutenu la campagne de
Iouchtchenko.


JPD


(1) La Russie est le premier partenaire commercial de l’Ukraine : 18 % des

exportations et 36 % des importations, loin devant l’Allemagne (6 et 9 %)
(2) Rappelons-nous le mouvement du même type en Géorgie : la soi-disant
émergence de la société civile qui avait “ soulevé ” le pays a finalement
porté à 97 % le président Saakachvili au pouvoir ! Où est, dans ce cas, la

société civile ? Qui peut, un an après, parler de démocratie en Géorgie ?
Personne.
(3) On parle de 3 000 militants et de 15 000 membres. Ce qui ne serait pas

énorme pour un pays de 48 millions d’habitants
(4) Nous remarquons que le parti social-démocrate d’Ukraine, dont le
leader M. Moroz figure parmi les Premiers ministres possibles, malgré ces
alliés douteux, n’a pas hésité une minute à faire partie de le coalition “

orange ” (pas plus que le PS français à accueillir Laurent Gbagbo au sein
de l’Internationale socialiste).
(5) Thèse tout à fait dans l’air du temps de la révision historique
américaine : selon les documents et les analyses fournis publiquement par
la CIA, ce sont les nazis et les Soviétiques qui furent responsables des 6

à 7 millions de morts pendant la guerre. Coupables ainsi conjointement de
l’holocauste, communistes et nazis. Ce qui, on en conviendra, banalise
singulièrement ce même holocauste, puisque la “ solution finale ” se
trouve reléguée au niveau de la “ banalité ” des autres millions de morts.

--
Alain C. J.
From:F ustigator
Subject:Re: Saviez-vous que... UKRAINE: La vraie fausse revolution orange
Date:Mon, 24 Jan 2005 10:45:05 +0100
Vitae forma vocatur, Anonymous-Remailer@See.Comment.Header (ACJ), die 23
Jan 2005 14:49:08 -0000, in littera
<926JO1IT38375.3674537037@anonymous.poster> in foro be.politics (et
aliis) vere scripsit quod sequitur:
======
Message-ID: <926JO1IT38375.3674537037@anonymous.poster>
From: Anonymous-Remailer@See.Comment.Header (ACJ)
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Encore l'homme tapi dans l'ombre qui sévit.

>
>Si la plupart des medias occidentaux ont présenté la “révolution orange”
>comme un mouvement spontané pour la démocratie, en y regardant de plus
>près on s’aperçoit que la spontanéité doit plus à la CIA qu’aux Ukrainiens
>
>eux-mêmes et que la présence importante d’éléments fascistes dans ce
>mouvement tempère singulièrement l’esprit démocratique !
>
>La situation en Ukraine avant les evenements
[con-sidérations]
--
Fusti
   

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