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 | | From: | Marc | | Subject: | Un dollar qui part en quenouille | | Date: | Sun, 23 Jan 2005 22:26:12 +0000 (UTC) |
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 | http://www.liberation.fr/imprimer.php?Article=268771
extraits
".... La monnaie forte était symbole de la toute-puissance américaine sous Reagan et Bush le père. Il est vrai qu'en remontant plus loin dans le temps, c'est un président du même camp, Nixon, qui avait suspendu la convertibilité or du billet vert, inaugurant une longue période de débandade monétaire.
Mais surtout, notre problème n'a rien à voir avec le passé : la faiblesse endémique du dollar provient aujourd'hui d'une économie à découvert. La croissance américaine se nourrit, autant qu'elle produit, de la dette. L'Etat fédéral creuse un déficit abyssal, auquel il convient d'ajouter ceux des Etats de l'union ; de plus, le déficit est chronique chez tous les acteurs économiques d'outre-Atlantique, privés ou publics, individuels ou collectifs.
L'ensemble des balances est déséquilibré ; l'Amérique pratique une fuite en avant perpétuelle, et vit à crédit. Le reste du monde est plus que jamais contraint de financer le statut désormais unique de la superpuissance.
Tout laisse à penser cependant que ce système touche ses limites.
Parmi les dettes qui viennent d'être évoquées, il en est une particulière : la dette immobilière ; elle explique à elle seule le niveau d'endettement faramineux des ménages américains.
Ce mécanisme est très spécifique aux Etats-Unis : l'augmentation des prix de l'habitat y est convertie par les banques en de nouvelles dettes offertes aux propriétaires, dettes gagées sur ce surcroît de valeur (les mortgage securities), dettes immédiatement transformées en consommation. La croissance provient donc en grande partie de cette liquidité offerte aux ménages par le monde financier, sur la base d'un accroissement spéculatif des prix de l'immobilier. Nous sommes en présence d'une traînée de poudre menant tout droit au stock de dynamite sur lequel est assis le système économique international..........."
"... la Banque centrale chinoise par exemple dispose de réserves énormes (un bon quart de son PIB) immobilisées en morceaux de dette de l'oncle Sam, très faiblement rémunérés, exprimés en unités monétaires fantoches, ce dollar sans résistance. La perspective est loin d'être exaltante: un pays ne peut accepter durablement de convertir indéfiniment sa richesse créée en monnaie de singe...."
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